Képi blanc

Ce forum est ouvert à tous ceux qui veulent témoigner sur les évènements de Kolwezi en 1978.

Képi blanc

Messagepar REPFIRST » 14 Mai 2008 6:15

Bonjour à tous,

à l'approche du 30ème anniversaire de l'opération aeroprté pour la libération de Kolwezi, permettez moi d'avoir une petite pensée pour mes camarades du 2eme REP morts ou blessés lors de cette mission.
Je souhaiterai de leur rendre hommage à travers de ce très beau poème
de Mme. M. Quilichini.
Que ce mois de Mai 2008 soit dédié à la mémoire de tous les victimes, civiles et militaires, des tristes événements de 1978!


Poème de Marie Quilichini,

"Tête haute et Képi Blanc".

Ils ont l'âme fière marchant aux pas du légionnaire

Venus du monde entier pour honorer leurs pères

Dans un lourd silence aux honneurs devant ce monument

Jeunes soldats qui inclinez la tête

Dans les yeux des anciens ce n'est pas qu'une fête

Attristés ils revivent leur douleur et leur peine

Leur visage blêmi de larmes contenues à peine

En silence, aux morts et aux mutilés

Ils ont perdu des frères, eux ont été épargnés

Alors jeunes soldats sous les yeux de vos pères

Redressez tête haute aux chants des légionnaires

Des larmes coulent à flot dans leur coeur meurtri

Ils veillent sur leurs tombeaux

Leur versant une pensée, un souvenir, un merci

Pour notre liberté le prix ultime ils ont payé

dans les airs, sur l 'eau la mort les a ravis

Ils ne demandent rien de là haut

Qu'une pensée, un souvenir au nom de leur patrie

Vous les gars de toutes les guerres

Qui des coups de fusil ont connu

A vous , nous passons le flambeau

Continuez petits à le porter bien haut!!!!

Ils étaient légionnaires et aussi vos fréres

Ils chantaient les mêmes chants tête haute et képi blanc

Rappelez vous au fils des ans

Qu ils étaient aussi vos péres

Rappelez vous képi blanc!!!jamais n'oublier....

Les victimes des champs de bravoure

Rappelez vous toujours soldats qui sont mort

Fiers d'avoir donné de leur sang car ils étaient légionnaires>

____________________________________________________


ETAT DES TUES ET DES BLESSES DU 2° REP
PENDANT LES OPERATIONS DE KOLWEZI
(Mai 1978)


1) - TUES :
Sergent-chef DANIEL
Caporal ARNOLD
Légionnaire CLEMENT
Caporal HARTE
Caporal-chef ALLIOUI


2) - BLESSES :
Sgt CABROL 2° Cie
C/C SENEKOVIC 2° Cie
Cpl OVACICK 2° Cie
Lég. SEEGER 2° Cie
Cpl PRUDENCE 4° Cie
Lég. SORAL 1° Cie
Lég. MARCO 1° Cie
Lég. GILBERT CCS
Cpl PAIN 1° Cie
Lég. RODRIGUEZ 3° Cie
Cpl DALLET 2° Cie
Lég. SVOBODA 3° Cie
Lég. FORESTIER 3° Cie
Cpl COURSON 3° Cie
Lt RAYMOND 2° Cie
Lég. DEMONT CAE
Cpl MUNOZ CAE
Lég. JAKOVIC 4° Cie
Lég. BECKER CAE
Cpl BAREDA 2° Cie


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SCHUSTER Horst
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Messagepar MarcCad » 14 Mai 2008 15:37

"La Legion marche vers le front,
En chantant nous suivons,
Heritiers de ses traditions,
Nous sommes avec elle. "
MarcCad
 
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Messagepar REPFIRST » 18 Mai 2008 15:50

Bonjour,

à la mémoire de mes camarades voici une excellente vidéo, préparé par
mon ami Denis Jaques:

>>REGARDEZ ICI<<


MORE MAJORUM!
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Messagepar REPFIRST » 23 Mai 2008 20:00

Discours du Ministre de la Défense de la France, M. Hervé Morin
pour la prise d’armes de Camerone 2008 à Aubagne:




Nous sommes en effet réunis aujourd’hui pour cette cérémonie commémorative du 145ème anniversaire du combat de Camerone. C’est un honneur pour moi, pour Guy Teissier, président de la Commission de la Défense de l’Assemblée nationale, et pour Bernard Deflesselles, votre député, de célébrer à vos côtés ce combat emblématique de la Légion étrangère, qui incarne parfaitement les valeurs qui l’animent depuis 1831 : le respect de la parole donnée, le caractère sacré de la mission, l’esprit de sacrifice, le dévouement de ceux qui chantaient au départ de la campagne du Mexique « Nous partons pour le Mexique, Nous partons la voile au vent, Adieu donc belle Eugénie. Nous reviendrons dans un an », mais la plupart d’entre eux ne sont pas revenus…

Dans la gloire comme dans les épreuves, la Légion a tourné les pages de l’Histoire de notre beau et grand pays depuis près d’un siècle et demi : les pages glorieuses, les pages conquérantes, mais aussi les pages douloureuses et les pages sombres de l’histoire de la France. Dans tous les cas, la Légion a été présente et la Légion est toujours là.
Les pages glorieuses, ce sont celles de Camerone, où quelques dizaines de Légionnaires firent le serment magnifique de remplir leur mission jusqu’au bout en se battant jusqu’à la mort ; ou celles des Légionnaires sautant sur Kolwezi, à des milliers de kilomètres de la France, pour sauver la vie de nombreux Européens. Sous l’impulsion du colonel Erulin [érulain], chef de corps du 2e REP, la Légion avait écrit en 1978 une nouvelle et belle page de gloire des troupes aéroportées.

Les pages conquérantes, aussi, quand la France bâtissait son Empire et dominait avec les Anglais le monde ; quand les képis blancs, légionnaires bâtisseurs, faisaient flotter le drapeau français sur tous les continents : c’est le camp de Sidi bel Abbès au milieu du désert algérien ; c’est El Moungar en 1903 où, sous un soleil torride et sur un sable calciné les hommes du lieutenant Selchauhansen [zelchaohanzen] tinrent tête à des ennemis trente fois plus nombreux qu’eux.

Les pages glorieuses, les pages conquérantes, mais aussi les pages douloureuses, celles de l’Indochine, où les Légionnaires, combattants pour l’honneur, montrèrent tout ce qu’un soldat peut endurer mais aussi imposer à l’ennemi. En créant en 1948 les Bataillons étrangers de parachutistes, unités dont nous célébrons aujourd’hui le soixantième anniversaire, la Légion donna à la France une « confrérie de soldats » héroïques. C’est aussi l’Algérie, où tomba il y a 50 ans le colonel Jeanpierre, qui fit des BEP une machine de guerre redoutable. Il était, comme l’écrivit Hélie de Saint-Marc, de ces « caractères accusés, plus résistants que le métal, qui ne peuvent naître que dans les époques de grands bouleversements où chacun a éprouvé dans sa vie le prix du sang ».

Les pages terribles, ce sont celles de la Première Guerre mondiale, quand l’emblème du régiment de marche de la Légion étrangère fut le drapeau le plus décoré de l’armée française ; mais aussi les pages sombres de la Seconde Guerre mondiale, les Légionnaires de la 13° DBLE inscrivant à Narwik la seule victoire française de la campagne de 1940, s’illustrant de Bir Hakeim au Garigliano, « dans le sable, le vent et la neige ». 9000 légionnaires ont payé de leur vie la libération de l’Europe.

Amérique, Afrique, Asie… « le soleil ne se couche jamais sur la terre abreuvée du sang des légionnaires ». Evoquer l’histoire de la Légion étrangère, c’est comme ouvrir un livre de géographie, c’est revoir les fjords norvégiens, les sables du désert, les villages français libérés, mais aussi les rizières d’Indochine. C’est tout le symbole du globe terrestre gardé par quatre légionnaires, dominant la Voie sacrée.

Combien d’actes dignes d’une épopée ! Combien d’hommes sublimes de bravoure et de sang-froid, dignes de leurs vaillants aïeux ! Combien d’étrangers au service de la France prouvèrent par leur sang, leur dévouement et leur amour pour leur nouvelle patrie, pour la France ! Combien, tout simplement, de héros !

A chaque fois, « partout où le devoir fait signe », les Légionnaires, « soldats de France, soldats du pays », ont inscrit leurs combats en lettres de sang dans l’Histoire de France.

Créée par un roi, la Légion s’est distinguée à Camerone sous un empereur et elle a consenti ses plus lourds sacrifices sous la République. Avec pour seul objectif de servir la France, elle a su faire preuve d’une formidable capacité d’adaptation. Toujours à la pointe des combats, elle en est ressortie profondément transformée et auréolée d’une nouvelle gloire à chaque grande période de l’histoire de France.

Aujourd’hui encore, la Légion étrangère est partout, elle s’acquitte de sa tâche avec honneur et fidélité more majorum [moré majorom] au Tchad, en République Centrafricaine, à Birao, en Côte-d’Ivoire ou en Afghanistan. A chaque fois, j’ai pu mesurer la force de l’engagement des hommes qui la servent.

La Légion s’appelle étrangère, et elle est pourtant tellement française. Elle représente tellement ce qu’est la France, les valeurs de la France, ce que croit notre pays dans le plus profond de lui-même, dans son intimité la plus enfouie.

En fait, la Légion, c’est le plus beau concentré de France.

C’est la France généreuse, qui accueille en son sein « ces étrangers devenus fils de France, non par le sang reçu mais par le sang versé », qui fait porter ses armes à ceux qui le souhaitent, pour défendre ses valeurs, des valeurs universelles.

C’est la France ouverte sur le monde. Nous le sentons tous dans les grands moments où la vie d’une Nation tressaille, où la conscience d’appartenir à un même peuple s’impose au fond de chacun d’entre nous. Je voudrais vous faire partager cette idée : nous avons été, nous sommes et nous resterons un grand peuple si nous sommes ouverts au monde, car notre histoire est étroitement liée à l’histoire du monde. Nous avons par notre géographie, par notre langue, par notre culture, partie liée avec les peuples des cinq continents, et nous en tirerons notre force si nous n’avons pas peur d’affronter les vents du large.

C’est la France « liberté » : les Légionnaires ont payé cher pour notre liberté, pour notre indépendance, dans les tranchées en 1914, dans le sable du désert nord-africain ou en Alsace entre 1940 et 1945... Aujourd’hui, comme toutes nos armées, les Légionnaires portent dans le monde le message de paix, de respect et de tolérance du pays qui a porté la déclaration des droits de l’homme et du citoyen à travers le monde. La France, école de paix et de liberté, a une responsabilité particulière dans la lutte pour le respect des droits fondamentaux.

C’est la France « égalité », où chaque légionnaire peut grandir dans le service de l’institution, où « chaque légionnaire est ton frère d’arme, quelle que soit sa nationalité, sa race, sa religion », comme il est écrit dans votre code d’honneur. Tous respectent les mêmes principes : respect des traditions, attachement aux chefs, discipline et loyauté, mais tous savent que c’est dans la communauté partagée que se forge la force des individualités, individualités respectées quel que soit leur passé, quel que soit leur rang.

C’est la France « fraternité » : chaque Légionnaire est un frère d’arme pour l’autre, et tous sont unis par la même solidarité étroite qui relie les membres d’une famille. Képi blanc, béret vert, épaulettes rouges ou ceinture bleue, autant de signes distinctifs de la Légion qui abolissent aussi toute origine sociale, tout trait particulier. C’est l’union fraternelle et sacrée des compagnons d’armes. A Noël, les crèches et la veillée qu’ils préparent expriment cette chaleur qui fait vivre ceux qui, vivant très loin des leurs, sont heureux de partager un moment fort avec leur famille légionnaire. Si Camerone est la fête du soldat, Noël est la fête de l’homme.

La Légion est l’héritière de la longue tradition des troupes étrangères au service de la France. Notre pays est aujourd’hui le seul à perpétuer cette tradition. C’est un choix que la France assume pleinement, fièrement. J’y vois l’honneur de notre pays, et ce n’est pas par hasard que la Légion est chaque année acclamée par les Français le 14 juillet, sur les Champs-Elysées.

Partout dans le monde où il y a des légionnaires, ils se réunissent aujourd’hui comme nous pour commémorer ce combat. Unis par les mêmes valeurs, le même respect de la parole donnée et le même souvenir des anciens, le même caractère dur à la souffrance et le même courage. L’ardeur, la fierté et la jeunesse sont dans leurs rangs, pour leurs combats et leurs luttes : « Honneur et Fidélité » sur leurs drapeaux.

Des réformes profondes se préparent pour les armées. La Légion y prendra sa part. Attachée à son passé et à ses traditions comme le montre cette cérémonie, mais résolument tournée vers l’avenir comme en témoigne son engagement quotidien, je sais qu’elle s’adaptera une nouvelle fois avec comme unique souci de continuer à servir la France. Elle montre la voie à suivre : la voie de la modernité puisant sa force dans le respect de ses traditions.

Tandis qu’un sentiment de doute et d’inquiétude semble s’être emparé du pays, comme à d’autres moments de notre Histoire, je vous dis : ne doutez pas ! Ne doutez pas de votre engagement, ne doutez pas de la droiture de votre mission et de la noblesse de votre idéal.

Je garde en moi cette conviction : ni la qualité du blindage, ni la complexité de l’électronique, ni même la force de la loi ne remplaceront jamais le courage de l’homme, la volonté de la Nation, la passion de la liberté.

Je sais que vous avez ce courage, cette volonté, cette passion.
SCHUSTER Horst
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