XXVIe
FÉDÉRUM
1951
INTRODUCTION
Notre
grande fête familiale annuelle a été célébrée
à Lubumbashi dans les meilleures traditions de bonne humeur, de sportivité
et de camaraderie.
Si, après l'éclat tout particulier que nous avions pu donner
aux fêtes 1950, à l'occasion du XXVe anniversaire de la Fédérum,
l'ampleur des manifestations a dû être quelque peu réduite,
cela n'a pas empêché tes deux jours d'allégresse de se
dérouler d'une façon parfaite et de consacrer davantage encore,
si j'ose en croire les échos captés, l'essor grandissant de
notre très accueillante et très maternelle organisation.
II est vrai que nous avions, pour réussir, quelques atouts de poids
en main. Non seulement Lubumbashi était alertée, mais tout Élisabethville
avait pavoisé. Ministres et personnalités importantes s'étaient
dérangés et nous n'écouterons pas les grincheux qui prétendent
que ce déplacement n'avait pas été spécialement
organisé
Ambiance matinale des grandes journées : le lever du drapeau
en
notre honneur. Il y avait aussi (nous en avons franchi le seuil avec ravissement)
la nouvelle salle des fêtes Minautka: réalisation sobre et réussie,
qui permit enfin à Dame Fédérum de siéger dans
un cadre plus digne de son importance grandissante.
Je suis heureux de constater que l'ambiance a entraîné les athlètes
à se dépenser sans compter pour nous faire assister à
du très beau sport. La lutte, pacifique en apparence, en réalité
très âpre par moments, a pu contenter les plus difficiles. La
chance, cette grande capricieuse, s'est montrée indécise jusqu'au
dernier moment et m'a laissé l'impression qu'après tout elle
ait pu regretter sa décision finale.

Friture Saint Eloi et Ballon ... Mollet
Je
remercie très cordialement mes camarades, sportives et sportifs, pour
les émotions vécues grâce à leur entrain et à
leurs efforts, et leur souhaite de conserver ce bel esprit d'émulation
qu'ils tiendront à coeur d'inculquer à leurs jeunes coéquipiers.
A ces derniers de relever le flambeau Fédérum.
Ce m'est un devoir tout aussi agréable de réitérer à
notre directeur général, dont la bienveillante et généreuse
aide nous permet de réaliser nos buts, nos sentiments de profonde gratitude.
Merci à nos amis du Comité Fédérum pour leur inlassable
dévouement, à ceux de Minautka pour leur magistrale organisation,
et, last but not least, à notre sympathique commissaire de l'U.M.H.K.
près Fédérum pour sa collaboration si compréhensive.
Au travail pour Fédérum 1952! Les paris sont ouverts: Panda
ou Kolwezi...
Léon
Pesch, Président